Royaume-Uni : création d’une unité spéciale pour démanteler les commerces illégaux

Crimorg.com | 19.05.26
Le gouvernement britannique a annoncé la mise en place d’une unité policière nationale pour démanteler les commerces de rue impliqués dans des activités criminelles. Baptisée High Street Organised Crime Unit, cette structure regroupera des services gouvernementaux, des partenaires policiers et Trading Standards (la répression des fraudes), sous l’égide de la National Crime Agency (NCA).
Selon les estimations du NCA, plus d’1 milliard de livres sterling (environ 1,2 milliard d’euros) seraient blanchis chaque année via des commerces britanniques liés à des activités illégales, incluant la vente de produits contrefaits, l’évasion fiscale, le trafic de stupéfiants et le travail au noir.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un plan national de 30 millions de livres sterling (35,4 millions d’euros) visant à cibler les établissements suspects, tels que des salons de coiffure, des boutiques de cigarettes électroniques, des supérettes et des confiseries. Ces commerces, souvent liés à des réseaux criminels, feront l’objet de perquisitions, fermetures et saisies de fonds illicites. Le plan prévoit également le recrutement de 75 policiers supplémentaires dans les zones sensibles, afin de renforcer la lutte contre la criminalité organisée.
Par ailleurs, 6 millions de livres sterling (7,1 millions d’euros) seront alloués à Trading Standards pour renforcer la surveillance des entreprises suspectes. Ces fonds serviront également à former de nouveaux agents à l’identification des commerces frauduleux et à la conformité réglementaire.

Par Alex Ligorio

En son absence, un caïd condamné pour un double homicide en région parisienne

Crimorg.com | 11.02.26
Le 25 février dernier, El Mehdi Zouhairi (photo), dit « Malsain » ou « Le Gros », 35 ans, a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie de 22 ans de sûreté par la cour d’assises spéciale de Seine-Saint-Denis à Bobigny, pour le double meurtre de Tidiane Bagayoko, 17 ans, et Sofiane Mjaiber, 25 ans, tués par balle le 14 septembre 2020 dans une cave de la cité Soubise à Saint-Ouen, ainsi que pour une fusillade commise le 3 octobre 2020 dans le même quartier. Il n’était pas présent à son procès (il est en cavale depuis près de sept ans) laissant ses quatre coaccusés affronter seuls cinq magistrats pendant un mois d’audience. Un nouveau mandat d’arrêt a été émis à son encontre à l’issue du verdict.

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Un semi-submersible intercepté au large de la Colombie

Crimorg.com | 10.02.26

Le 9 février dernier, une opération conjointe américano-colombienne a permis crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com judiciaires. La cargaison a été détruite après saisie.

Saisie d'avoirs criminels par la Confédération suisse

Crimorg.com | 18.05.26
Les autorités fédérales suisses ont annoncé la saisie de plus de 13 millions de francs suisses (environ 14 millions d’euros) d’avoirs présumés liés au trafic international de crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com détention provisoire, tandis que le second suspect purge déjà une peine de prison à l’étranger pour trafic de stupéfiants et participation à une organisation criminelle.

Selon les enquêteurs fédéraux, les deux hommes auraient blanchi au moins 8,1 millions de francs suisses (environ 8,7 millions d’euros) provenant du trafic de crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com obtenus dans le système bancaire. Les profits auraient également été investis dans l’immobilier haut de gamme et dans des véhicules de luxe.

Les perquisitions ont permis la découverte de plusieurs coffres-forts contenant notamment un sac rempli crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com haut de gamme ; plusieurs biens immobiliers (pour environ 10 millions d’euros).

Les investigations ne se limitent pas aux flux financiers. Le MPC et fedpol ont également crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com l’origine réelle des revenus ayant permis l’acquisition du patrimoine aujourd’hui placé sous séquestre.

Attentats de 1992 : le parquet classe le dossier Dell'Utri, les preuves manquent toujours

Crimorg.com | 08.02.26

Le parquet de Caltanissetta (Sicile) a déposé une demande de classement sans suite dans l’enquête visant Marcello Dell’Utri (ancien crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com La décision finale appartient au juge d’instruction, les familles des victimes conservant la possibilité de s’y opposer.

Ce volet de l’instruction avait été rouvert en 2022 à partir d’un élément nouveau : une interview accordée par Paolo Borsellino à deux journalistes français, Jean-Pierre Moscardo et Fabrizio Calvi, enregistrée à son crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com interview, dont Borsellino évoquait vraisemblablement des éléments sensibles sur ces connexions, avait-elle pu être portée à la connaissance de Cosa Nostra et contribuer à accélérer la décision d’éliminer le magistrat ?

Ce n’était pas la première fois que Dell’Utri et Berlusconi se retrouvaient dans crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com et de via D’Amelio, avant de classer l’affaire faute d’éléments suffisants.

Pour tenter de répondre à cette question, les enquêteurs ont exploré plusieurs pistes. Le repenti Salvatore Cancemi, ancien boss de Cosa Nostra, avait déclaré en février 1994 qu’un émissaire de Berlusconi remettait chaque crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com réclusion à perpétuité serait rejoué. Cancemi avait précisé n’en avoir pas parlé plus tôt par crainte de représailles, et que c’est le boss Raffaele Ganci qui lui en aurait fait part.

Un autre repenti de premier rang, Giovanni Brusca (celui qui crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com boss de Brancaccio Giuseppe Graviano à Totò Riina.

Enfin, des conversations de Graviano interceptées en 2016 durant ses promenades dans la cour de la crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com y avait les anciens… il m’a dit qu’il faudrait quelque chose de bien… »

Le parquet a conclu sur plusieurs points distincts. Sur l’interview de Borsellino, il n’existe aucune crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com la cause principale ou même une cause parmi d’autres de l’accélération de l’attentat.

Sur les repentis, le parquet est particulièrement sévère. Les déclarations de Cancemi sont jugées d’une « fiabilité limitée » crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com dans le procès tenu devant la Cour d’assises de Reggio de Calabre n’ayant fourni aucune piste exploitable.

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« L’interview cachée » : ce que Borsellino disait de Mangano, Dell’Utri et Berlusconi 58 jours avant sa mort
Le
21 mai 1992, deux jours après l’attentat de Capaci qui venait de tuer son ami crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com par Rai News 24, dans une version amputée de moitié. La transcription intégrale paraît en avril 1994 dans L’Espresso. Elle est aujourd’hui connue en Italie sous le nom de « l’intervista nascosta » (« l’interview cachée »).

Voici ce que Borsellino crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com d’être tué.

VERBATIM
[FB = Fabrizio crimorg.com crimorg.com crimorg.com Borsellino]

FC : Alors commençons. Vous vous êtes occupé de ce Maxiprocessus de Palerme : qu’avez-vous fait, Monsieur le Juge, dans ce Maxiprocessus de Palerme ?

PB : Eh bien, j’étais l’un des juges instructeurs. Au départ nous étions quatre, et nous avons recueilli les déclarations de tous les collaborateurs de justice qui ont été utilisés dans ce procès. Buscetta principalement, mais aussi beaucoup d’autres collaborateurs mineurs qui ont apporté une contribution, du point de vue judiciaire, strictement judiciaire, non moins importante que celle de Buscetta. Et puis j’ai rédigé, durant l’été 1985, j’ai rédigé l’acte conclusif du procès qui prend la forme d’une ordonnance, une « maxiordonnance », sur la base de laquelle s’est déroulé ensuite le jugement de première instance.

FC : Vous connaissez bien les accusés ?

PB : Eh bien, pratiquement tous les accusés.

FC : Combien sont-ils ?

PB : Eh bien, les accusés du Maxiprocès étaient environ 800. Il en fut renvoyé 475 en jugement.

FC : Parmi ces 475, il y en a un qui nous intéresse : un certain Vittorio Mangano. Vous le connaissez ? Vous avez eu affaire à lui ?

PB : Oui, Vittorio Mangano, je l’ai connu même avant le Maxiprocès, précisément dans les années entre 1975 et 1980. Je me souviens d’avoir instruit une procédure concernant l’une des extorsions commises au détriment de certaines cliniques privées palermitaines.

[Interruption téléphonique de Borsellino]

FC : Parmi ces centaines d’accusés, il y en a un qui nous intéresse : un certain Vittorio Mangano. Vous l’avez connu ?

PB : Oui, Vittorio Mangano, je l’ai connu à une époque antérieure au Maxiprocès, parce qu’entre 1974 et 1975, Vittorio Mangano s’est retrouvé impliqué dans une autre enquête concernant certaines extorsions commises au détriment de certaines cliniques privées qui présentaient une caractéristique particulière : aux propriétaires de ces cliniques on envoyait des cartons contenant à l’intérieur une tête de chien coupée. L’enquête fut particulièrement fructueuse parce qu’à travers la marque des cartons et à travers les numéros que le fabricant avait l’habitude d’y apposer, on put rapidement identifier qui les avait achetés. Et grâce à une inspection effectuée dans le jardin d’une charcuterie, un commerce de vente de charcuterie, qui s’était révélé avoir acheté ces cartons, on découvrit à l’intérieur, enterrés dans ce jardin, les chiens avec la tête coupée. Vittorio Mangano s’est retrouvé impliqué dans cette enquête parce qu’on établit sa présence à cette époque comme hôte ou quelque chose du genre… Mes souvenirs sont un peu émoussés maintenant, de cette famille, je crois qu’elle s’appelait Guddo, qui avait été l’auteur matériel des extorsions. Il fut mis en jugement, je ne me souviens pas de l’issue de la procédure, mais ce fut le premier contact judiciaire que j’eus avec Vittorio Mangano, que je retrouvai ensuite dans le Maxiprocès parce que Vittorio Mangano fut désigné, à la fois par Buscetta et par Contorno, comme homme d’honneur appartenant à Cosa Nostra.

class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7]">FC : Homme d’honneur de quelle famille ?

class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7]">PB : Homme d’honneur de la famille de Pippo Calò, c’est-à-dire de ce personnage qui était le chef de la famille de Porta Nuova, la famille à laquelle appartenait originellement Buscetta lui-même. Il fut établi que Vittorio Mangano, mais cela ressortait déjà de la procédure précédente que j’avais instruite, et ressortait également d’une procédure, dite « procédure Spatola », que Falcone avait instruite dans les années immédiatement précédant le Maxiprocès, que Vittorio Mangano résidait habituellement à Milan, ville depuis laquelle, comme il ressortait de nombreuses écoutes téléphoniques, il constituait un terminal du trafic de drogue, des trafics de drogue que conduisaient les familles palermitaines.

class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7]">FC : Et ce Vittorio Mangano faisait donc du trafic de drogue à Milan ?

class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7]">PB : Mangano… Vittorio Mangano, si l’on se limite aux éléments probatoires les plus importants, apparaît comme l’interlocuteur d’une conversation téléphonique entre Milan et Palerme, au cours de laquelle, s’entretenant avec un autre personnage des familles mafieuses palermitaines, il annonce ou négocie l’arrivée d’une cargaison d’héroïne appelée alternativement, selon le langage codé utilisé dans les écoutes téléphoniques, « maillots » ou « chevaux ». Mangano a ensuite été soumis au procès contradictoire et a été condamné précisément pour ce trafic de drogue. Je crois qu’il ne fut pas condamné pour association mafieuse, mais pour association simple. Il reçut en première instance une peine de treize ans et quatre mois de réclusion.

class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7]">FC : En quelle année était-ce ?

class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7]">PB : En quelle année reçut-il cette condamnation ? Il reçut cette condamnation en première instance en mil neuf cent… au début de 1988. Il en avait déjà purgé un bon nombre d’années, et en appel, selon les informations que j’ai, la peine a été sensiblement réduite.

class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7]">FC : Donc quand Mangano parlait de drogue au téléphone, il disait « chevaux » ?

class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7]">PB : Il disait « chevaux » et il disait « maillots » parfois.

class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7]">FC : Parce que si je me souviens bien, dans l’enquête « San Valentino », il y avait une écoute entre lui et Marcello Dell’Utri dans laquelle on parle de chevaux…

class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7]">PB : Oui, et de toute façon ce n’est pas la première fois que ce terme est utilisé. Je ne sais pas si c’est la même écoute. Si vous me permettez de consulter… Non, cette écoute dans laquelle on parle de chevaux est une écoute qui se produit entre lui et quelqu’un de la famille des Inzerillo.

class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7]">FC : Mais il y en a une autre dans le « San Valentino » entre lui et Dell’Utri.

class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7]">PB : Oui, le procès « San Valentino », bien que je l’aie géré pendant quelques mois (il m’avait été confié à Palerme lorsque les juges romains se déclarèrent incompétents et le transmirent à Palerme). Je me limitai à soulever à mon tour un conflit de compétence devant la Cour de cassation. Conflit de compétence qui fut accepté, et donc le procès retourna à Rome ou à Milan, je ne m’en souviens plus. Par conséquent ce n’est pas un procès que je connais bien dans tous ses détails, parce que justement je ne l’ai pas instruit, je me suis déclaré incompétent.

class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7]">FC : En tout cas, vous, en tant qu’expert, vous pouvez dire que quand Mangano parle de chevaux au téléphone, ça veut dire drogue ?

class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7]">PB : Oui, d’ailleurs cette thèse des chevaux qui signifient drogue est une thèse qui fut confirmée dans notre ordonnance d’instruction et qui fut ensuite retenue à l’audience. C’est pourquoi Mangano fut condamné à l’audience du Maxiprocès pour trafic de drogue… Il fut condamné exactement à 13 ans et 4 mois de réclusion plus 70.000 lires… 70 millions d’amende. Et l’arrêt de la Cour d’appel confirma cette décision de première instance, bien que, d’après ce que je relève dans les documents, il y ait eu une réduction sensible de la peine.

class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7]">FC : Et Dell’Utri n’apparaît pas dans ces fiches ?

class="font-claude-response-body break-words crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com 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crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com Pietro Vernengo, personnage qui fut certainement l’un des plus importants du Maxiprocès parmi ceux impliqués, tant dans le trafic de tabacs étrangers de contrebande au début que dans le trafic de stupéfiants ensuite. Je crois même qu’un parent de Pietro Vernengo est ce Di Salvo qui s’avéra être le titulaire de l’une des raffineries de drogue découvertes à Palerme, précisément dans la ville de Palerme et plus précisément dans la zone de Romagnolo-Acqua dei Corsari, une raffinerie qui fut découverte alors qu’elle était encore en fonctionnement.

class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7]">FC : Vous avez dit Maxiprocès… Vernengo a été jugé avec Mangano ?

class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7]">PB : Vernengo a été jugé dans le Maxiprocès avec Mangano.

class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7]">FC : Ils se connaissaient tous les deux ?

class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7]">PB : Je ne me souviens pas si des questions de ce genre ou des vérifications de ce genre ont été faites.

class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7]">FC : Mangano est plus ou moins un poisson-pilote, je ne sais pas comment on dit, une avant-garde.

class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7]">PB : Oui, regardez, je peux vous dire qu’il était l’un de ces personnages qui, voilà, étaient les ponts, les têtes de pont de l’organisation mafieuse dans le nord de l’Italie. Il y en avait plusieurs mais pas énormément, du moins parmi ceux qui ont été identifiés. Un autre personnage qui résidait de façon stable à Milan était l’un des Bono. Je crois qu’Alfredo Bono, qui bien qu’étant chef de la famille de Bolognetta, un village proche de Palerme, résidait habituellement à Milan. Dans le Maxiprocès, en réalité je dois dire que Mangano n’apparaît pas comme l’un des accusés principaux. Il ne fait aucun doute cependant que, du moins pour ce qui concerne le Maxiprocès, c’est un personnage qui suscita beaucoup d’intérêt, également pour ce rôle un peu différent de celui se rattachant spécifiquement à la mafia militaire, même si les déclarations de Calderone l’indiquent également comme quelqu’un qui ne dédaignait pas non plus ce rôle militaire à l’intérieur de l’organisation mafieuse. Si je ne me trompe pas, Calderone parle d’une rencontre avec Mangano survenue dans un domaine de Stefano Bontate, Mangano et Rosario Riccobono, arrivés à l’improviste dans ce contexte, se disaient revenir d’une opération de sang, ou quelque chose du genre. Je dois dire que l’issue judiciaire des déclarations de Calderone a cependant été une issue décevante, car du point de vue strictement judiciaire (c’est-à-dire des condamnations concernant les accusés visés par les déclarations de Calderone) il en est resté bien peu. Il en est resté bien peu probablement parce que concomitamment aux déclarations de Calderone, est intervenue cette décision retentissante de la Cour suprême de cassation qui a remis en cause l’unicité de l’organisation criminelle Cosa Nostra, soutenant qu’il s’agissait au contraire de nombreuses familles, ou nombreuses organisations, ayant chacune sa propre implantation territoriale — de sorte que la procédure découlant des déclarations de Calderone a été fragmentée, je crois en dix ou douze tronçons, dont peu restent encore en cours et aucun n’a, je crois, eu jusqu’à présent une issue contradictoire définitive et satisfaisante du point de vue de l’accusation.

FC : Donc Mangano était quelqu’un capable de participer à des actions militaires ?

PB : Selon les déclarations de Calderone, oui.

FC : Quelles actions militaires, on ne sait pas ?

PB : Eh bien, je répète… Calderone parle d’une rencontre avec ce Mangano survenue dans le domaine de Bontate, dans laquelle Mangano et Rosario Riccobono se disaient revenir d’une action de sang.

FC : Quand ?

PB : La période, je crois, est une période de peu antérieure à l’homicide de Di Cristina, donc nous devrions être avant 1978.

FC : Juste après sa libération ?

PB : Je ne saurais être plus précis parce que je devrais consulter les actes. Cet épisode est cité dans ce livre d’Arlacchi. Il en parle une seule fois dans ce livre… Ah, il dit en 1976. Un jour de 76, donc, moi je me souvenais de 77. [lit] « Je me trouvais dans la propriété Favarella en compagnie de Pippo, nous étions assis à discuter avec Michele Greco. » Voilà, ce n’est pas Bontate, c’est Michele Greco, maintenant que… Je me souvenais de la propriété de Bontate, alors qu’il s’agit de celle de Michele Greco. [continue à lire] «…à discuter avec Michele Greco quand arrivèrent Rosario Riccobono et Vittorio Mangano, homme d’honneur de Pippo Calò, que j’avais déjà rencontré à Milan. Ils étaient venus informer Greco de l’exécution accomplie d’un ordre, ils venaient d’éliminer le responsable d’un enlèvement d’une femme et ils avaient aussi libéré l’otage. » Je pense me souvenir également de quel crime Calderone fait référence. Parce qu’à cette époque, je crois qu’une certaine Gabriella ou Graziella Mandalà fut enlevée à Monreale, qui quelques jours après, seulement huit jours après, réapparut, fut libérée. Et aussitôt après se produisirent toute une série de crimes extrêmement horrifiants, un individu qui était probablement soupçonné d’avoir participé à l’enlèvement fut retrouvé sur la Circonvallazione à l’intérieur d’un sac de… [interruption] …pour ce qui concerne sa rencontre avec Mangano.

FC : Faite par Mangano ?

PB : Calderone laisse entendre cela. Du moins à travers ces déclarations que je vois rapportées dans le livre d’Arlacchi. Je crois même que Calderone cite précisément ce fait qui m’a fait me rappeler… [interruption] …du meurtre commis par Liggio de deux femmes, dont l’une est violée et tuée, une fille de 14 ou 15 ans qui est violée et tuée juste après. Il s’agirait d’un crime analogue à celui pour lequel un individu ce matin est… [interruption].

PB : Il y a toute une série de notes, de fiches et d’ordinateur à travers lesquelles il faut cependant remonter à la documentation, dont certaines sont certainement communicables parce qu’elles font partie du Maxiprocès et le Maxiprocès est désormais connu, il est public. Certaines ne le sont pas parce qu’elles concernent des enquêtes en cours, il faudrait les faire examiner par Guarnotta pour…

FC : Non, je parlais seulement de ces feuilles d’ordinateur.

PB : Eh oui, mais certaines de ces feuilles d’ordinateur concernent, par exemple, cette affaire Dell’Utri-Berlusconi, et je ne sais pas jusqu’à quel point elles sont communicables… Je vous les donne ( l’important c’est que vous ne disiez pas que c’est moi qui vous les ai données… Ce sont seulement… voilà, cet ordinateur est organisé de cette façon) c’est essentiellement un index parce qu’à travers ces indications nous cherchons « Vittorio Mangano » et l’ordinateur nous sort tous les index des actes où nous savons que figure le nom Vittorio Mangano. Mais ce ne sont pas les actes eux-mêmes, c’est l’indication de comment on peut aller les trouver parce que le procès est sur microfilm, il y a là une chose, on cherche le microfilm et on sort l’information. Ce qui n’est pas toujours facile parce que désormais ces bobines de microfilm sont devenues très nombreuses.

[Fin de la transcription]

Palerme : sorties de prison et recomposition mafieuse

Crimorg.com | 30.01+09.02.26
Un phénomène discret mais lourd de conséquences se déroule depuis crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com faute de prolongation possible de leur détention provisoire.

Le cas le plus frappant est celui de Giuseppe Di Giovanni (photo ci-contre), décrit par les enquêteurs et par les individus placés sous écoute comme un pilier de la mafia du quartier historique de Porta Nuova à Palerme. Condamné en première instance à vingt ans de réclusion, il a néanmoins assisté à son procès en homme libre, les délais légaux maximaux de détention provisoire ayant expiré il y a deux ans sans que la procédure judiciaire soit parvenue à son terme. Son cas illustre de manière saisissante les effets pervers des délais de prescription et des limites de la détention provisoire dans le droit pénal italien, y compris pour des individus considérés comme particulièrement dangereux par les services d’enquête.
Son frère Tommaso Di Giovanni est lui aussi libre, pour fin de peine cette fois. Les deux frères se sont en quelque sorte « passé le témoin », tandis qu’un troisième frère, Gregorio, qui participait en 2018 à la réunion de la nouvelle coupole reconstituée après la mort de Totò Riina, reste actif. Gregorio Di Giovanni figurait déjà parmi les acteurs du maxi-procès instruit par Falcone et Borsellino, le 10 février 1986 au bunker de la prison de l’Ucciardone. Pour sceller symboliquement la continuité dynastique, la fille de Gregorio a épousé Emilio Greco, frère de Leandro Greco et cousin de Giuseppe Greco, deux figures qui se seraient alternées à la tête du mandamento (« circonscription mafieuse » rassemblant plusieurs clans voisins) de Ciaculli avant leur incarcération. Un mariage à forte valeur symbolique dans un univers où les alliances matrimoniales ont toujours constitué l’un des ciments de la structure mafieuse.

Le quartier de Brancaccio, longtemps fief de la famille Graviano, présente aujourd’hui une concentration « alarmante » de personnalités libérées. Pietro Tagliavia (photo ci-contre), fils de Francesco Tagliavia condamné à perpétuité pour les attentats de 1992-1993, est libre pour fin de peine, sa famille s’étant par ailleurs enrichie dans le commerce du poisson surgelé, activité légale servant de couverture. Johnny Lucchese, Giuseppe Caserta, Claudio D’Amore et Francesco Paolo Clemente, tous condamnés en appel, ont été remis en liberté depuis plusieurs années faute de prolongation possible des délais de détention provisoire dans l’attente d’un jugement définitif. Giovanni Mangano, Antonino Marino, Giovanni Vinci, Giacomo Teresi et Giuseppe Di Fatta voient quant à eux leurs peines révisées à la baisse, la Cour de cassation ayant ordonné un nouveau procès en appel, leurs condamnations les plus lourdes ne dépassant pas neuf ans. Nino Sacco complète ce tableau préoccupant.

Dans le mandamento de San Lorenzo, deux libérations particulièrement significatives sont intervenues à quelques semaines d’intervalle. Calogero Lo Piccolo, fils de Salvatore Lo Piccolo surnommé le « baron de San Lorenzo », et Giuseppe Biondino, fils de Salvatore Biondino (l’ancien chauffeur personnel de Totò Riina) ont tous deux retrouvé la liberté après avoir purgé leurs crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com de « régler tout ce qui était possible ».
Les
familles Biondino et Lo Piccolo entretiennent des relations historiquement marquées par le respect mutuel mais aussi par des frictions et des moments de tension, notamment autour de questions financières impliquant les frères Serio. La balance du pouvoir pencherait aujourd’hui du côté des Lo Piccolo.

Plusieurs de ces personnalités participaient en 2018 à la première réunion de la « coupole » depuis la mort de Totò crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com cette réunion historique destinée à redéfinir les nouveaux équilibres de l’organisation après des années de décapitation judiciaire.

Le mouvement de retour à la liberté ne se limite pas à Palerme intra-muros. À Corleone, Rosario crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com d’un réseau relationnel intacts, ont obtenu des régimes de semi-liberté ou des permissions de sortie.

C’est dans cette tension entre les vieux boss qui reviennent et les nouvelles générations qui ont géré l’organisation crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com : elle peut au contraire renforcer la résilience de l’organisation en combinant ces deux ressources complémentaires.

Portugal : le rôle du crime organisé chinois dans le secteur du cannabis

Crimorg.com | 29.05.26

Fin mai dernier, une opération policière baptisée « Rota Secreta » a permis de mettre au jour, dans l’ancienne boulangerie régionale d’Alcanhões, commune proche de Santarém dans le centre du Portugal, crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com contrôleurs de serre et 3 balances de précision. L’ensemble formait non pas une plantation artisanale mais une véritable plateforme industrielle de production, de séchage et de conditionnement de stupéfiants.

Ce qui frappe en premier lieu dans cette affaire, c’est la manière dont elle a été découverte. Ce n’est pas un travail de renseignement, une surveillance préalable ou une analyse stratégique qui a conduit les enquêteurs jusqu’à Alcanhões. Ce crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com être identifiés en amont : vente du bâtiment, installation de tôles métalliques masquant l’intérieur, absence d’activité apparente dans un site industriel soudainement réoccupé, mouvements de personnes et de matériaux. Aucun de ces indicateurs n’a déclenché d’alerte préventive.

L’ancienne boulangerie régionale d’Alcanhões illustre parfaitement une tendance lourde du crime organisé contemporain : la réappropriation de bâtiments industriels désaffectés crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com infrastructure existante, réduisant ainsi ses coûts d’installation, son exposition aux risques liés aux travaux et sa visibilité publique.

Ce modèle de production relocalisée répond à une logique économique et opérationnelle précise. Produire au plus près crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com Elles sont désormais fabriquées, conditionnées et distribuées depuis le territoire même où elles seront consommées.

L’opération « Rota Secreta » ciblait un réseau transnational impliquant des ressortissants chinois. Des investigations, policières et journalistiques, ont documenté ces dernières crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com membres vivant également dans un entrepôt loué à Felgueiras, localité du nord du pays où des drogues étaient également stockées.

On relève une erreur d’appréciation majeure dans la dernière décennie : la sous-estimation du marché crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com ce marché. Moins de vigilance signifie plus d’espace disponible pour les réseaux criminels.

Corse : nouvelle arrestation dans une affaire d'assassinat

Crimorg.com | 09.02.26

Camille Orsoni, âgé de 60 ans et originaire de Corte, a été assassiné le 10 janvier 2025 vers 18 h alors qu’il circulait en voiture sur la route reliant Saint-Florent crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com clans criminels opérant en Corse, en particulier autour des réseaux liés à la famille Costa, à laquelle la victime était réputée proche, et les proches du clan Mattei.

L’enquête a permis de cibler plusieurs individus suspectés d’avoir pris part à la logistique ou à l’exécution de l’attentat. En juin 2025, une première opération de police avait entraîné l’arrestation et la mise en examen de plusieurs personnes. Début février 2026, un 7ème individu est mis en examen crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com de séparer les bagarreurs. Mattei est aussi mis en examen par un juge d’instruction bastiais depuis mars 2025 pour un trafic de stupéfiants. En juin 2021, il avait déjà été condamné à 30 mois de prison pour un trafic de stupéfiants entre l’Espagne et la Corse.

Camille Orsoni, pompier professionnel, était décrit comme un proche des Costa, un clan structuré historiquement implanté dans le nord de crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com moment plusieurs affaires judiciaires ont affaibli des figures historiques, accélérant les mouvements de recomposition interne aux groupes.

Le 30 mai 2014, Camille Orsoni avait déjà été la cible d’une tentative d’assassinat devant son domicile, sur le parking de la résidence Les crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com âgés de 24 à 34 ans, avaient été abattus dans leur voiture, sur fond de guerre entre les familles Mattei et Costa.